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L'AFD, 70 ans, un partenaire majeur pour Adetef
2011 aura été une année de célébrations : 30e anniversaire d'Adetef, 15e anniversaire de l'Institut des Finances Basil Fuleihan au Liban, et 70e anniversaire de l'Agence Française de Développement - AFD, marqué par l'organisation d'un important colloque en décembre co-organisé avec l'IGPDE (Institut de la gestion publique et du développement économique (Institut de formation des ministères économique et financier)) , sur "la France, l'Europe et l'aide au développement".
L'AFD est un partenaire majeur pour Adetef. L'Agence a participé à la création du GIP Adetef, à côté de l'Etat et de la Caisse des dépôts et consignations, ainsi que de l'Ecole des mines de Paris et de l'Institut Télécom, lorsqu'en 2002, l'association Adetef a été transformée en groupement d'intérêt public.
Pour le bailleur bilatéral français d'aide au développement, cette participation dans l'organisme de coopération institutionnelle économique et financière fait pleinement sens car les objectifs d'aide aux pays partenaires sont largement partagés. Aujourd'hui, l'AFD appuie les développements stratégiques d'Adetef, notamment dans les domaines du développement durable et du changement climatique, ou encore dans le domaine du cadre réglementaire des partenariats public-privé.
L’AFD, 70 ans d’engagement pour le développement
L’agence a connu de nombreuses évolutions depuis sa création durant la Seconde Guerre mondiale, en 1941. Créée à Londres par le Général de Gaulle pour servir de Trésor et d’Institut d’émission à la France libre, la Caisse centrale a conservé des missions en faveur du développement des territoires qu’elle avait ainsi servis pendant la guerre. Ces missions ont été formulées dans une loi d’avril 1946 qui définit un modèle original d’intervention, mêlant subventions du FIDES (Fonds d'investissement & de développement économique et social) , prêts et participations dans des sociétés d’économie mixte. Ce modèle a été maintenu aussi bien Outre-mer que dans les territoires qui ont pris leur indépendance dans les années 1960.
Deux noms importants marquent les premiers pas de la Caisse centrale : le géographe Pierre Denis, compagnon de Jean Monnet à la Société des Nations, Caissier de la France libre, qui l’a inspirée avec René Cassin, et l’inspecteur des Finances André Postel-Vinay, grand résistant, qui a servi l’établissement de 1942 à 1974.
La Caisse centrale connaît un essor remarquable dans les années 1970, où elle est autorisée à consentir des prêts aux conditions du marché et où elle commence à diversifier ses pays d’intervention. Intervenant sous forme de prêts, la Caisse centrale offre une aide qui repose sur une forte « appropriation » des partenaires. Dans cette perspective, elle contribue à la diffusion de méthodes d’analyse de projets qui intègrent des effets macroéconomiques, tant à travers l’instruction des opérations qui lui sont soumises que par le CEFEB (Centre d'Etudes Financières, Economiques et Bancaires) , qu’elle crée dès 1960 pour améliorer la formation des cadres des pays avec lesquels elle coopère.
Après la décennie des années 1980, marquée par des programmes d’ajustement structurel qui ont paru reléguer au deuxième plan le développement, la Caisse l’inscrira dans sa raison sociale ; elle deviendra Agence Française de Développement en 1998. Elle poursuit l’extension de son champ géographique, et élargit ses secteurs d’intervention au domaine social (santé, éducation). Elle adopte un système d’information très performant qui facilitera plus tard son adaptation à la LOLF (Loi organique relative aux lois de finances) .
Devenue « opérateur pivot » de la coopération française avec la réforme de 1998, elle se verra progressivement confier les responsabilités de gestion de toute la coopération financière, sous la tutelle des Ministères – notamment Affaires étrangères et Economie, en parallèle d’une offre de coopération technique qui s’est diversifiée, Adetef complétant dans les métiers économiques et financiers l’offre du Ministère de la Coopération (1961-1998) et du Ministère des Affaires étrangères, désormais resserrée sur la gouvernance et le développement des capacités servant les projets et les programmes. L’AFD est bien insérée dans la collectivité internationale des bailleurs de fonds et elle joue un rôle actif dans l’harmonisation des procédures.
La fonction stratégique de l’AFD s’est progressivement mise en place dans les années 1980, autour d’un service d’étude. Les premiers plans stratégiques sont formulés à partir des années 1990. Depuis 2011, ils donnent lieu à un contrat d’objectifs et de moyens. Des objectifs géographiques qui confirment la poursuite d’une stratégie mondiale et des objectifs de moyens qui prévoient que l’AFD interviendra dans les pays en crise ou en sortie de crise.
Un partenariat AFD-Adetef
L'Agence a participé à la création du GIP Adetef, à côté de l'Etat et de la Caisse des dépôts et consignations, ainsi que de l'Ecole des mines de Paris et de l'Institut Télécom, lorsqu'en 2002, l'association Adetef a été transformée en groupement d'intérêt public.
Pour le bailleur bilatéral français d'aide au développement, cette participation dans l'organisme de coopération institutionnelle économique et financière fait pleinement sens car les objectifs d'aide aux pays partenaires sont largement partagés.
Depuis quelques années, plusieurs domaines ont donné lieu à des actions conjointes.
Au Vietnam par exemple, l'AFD appuie fortement le Forum bilatéral économique et financier franco-vietnamien.
En matière d'appui à l'élaboration de législations PPP, c'est dans la zone Méditerranée que des actions conjointes ont été menées avec en particulier l’organisation à Amman par Adetef, sur financement AFD, d’un séminaire régional sur les PPP destiné à 80 participants de la région (notamment Jordanie, Territoires palestiniens, Egypte) dans l'objectif de sensibiliser les administrations régionales à ces mécanismes. Un autre séminaire sur le même sujet, auquel participera le CEFEB (Centre d'Etudes Financières, Economiques et Bancaires) , est prévu pour le premier semestre 2012.
En matière de finances publiques, Adetef et l'AFD œuvrent de conserve au renforcement de l'expertise francophone dans le champ des évaluations PEFA (Public Expanditure and Financial Accountability - en français Dépense publique et responsabilité financière), qui est en quelques années devenue un standard de l'évaluation de la situation des finances publiques d'un pays. Afin de développer le vivier des experts français accrédités, une formation à destination des équipes de Bercy et de la Cour des Comptes a été organisée en mars dernier dans les locaux de l'AFD.
En outre, Adetef intervient comme opérateur sur les thématiques de développement durable, pour lesquelles l'AFD est un acteur très important, demandeur d'expertise pertinente et bailleur d'expertise technique destinée aux administrations partenaires. L'AFD agit actuellement comme l'un des principaux financeurs des projets climat dans les pays du Sud. Adetef a ainsi été sélectionnée pour mobiliser de l’expertise en accompagnement des autorités mauriciennes sur la thématique du développement durable (partage de l’expérience acquise au cours du processus du Grenelle de l’Environnement).
Adetef intervient aussi en appui au Plan Solaire Méditerranéen sur financement du Fonds français de l'environnement mondial, géré par l'AFD, pour soutenir le développement des énergies renouvelables (ENR) dans le Bassin méditerranéen, notamment en élaborant un modèle économique d'aide à la décision pour les investissements dans les ENR adapté aux pays du Sud de la Méditerranée.
Des synergies complémentaires devraient se développer à l'avenir, du fait de l'élargissement des zones d'intervention de l'AFD à des pays qui ont une demande d'assistance technique publique croissante.
A la Une, Lettre 69, décembre 2011
Pour en savoir plus :
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Voir le site afd.fr



